ART LAC

Laurence Causse-Parsley

To close March, a bit of Rilke thanks to Georgio

“….And we: onlookers, always, everywhere,

always looking into, never out of, everything.

It fills us. We arrange it. It collapses.

We arrange it again, and collapse ourselves.

 

Who has turned us round like this, so that,

whatever we do, we always have the aspect

of one who leaves? Just as they

will turn, stop, linger, for one last time,

on the last hill, that shows them all their valley – ,

so we live, and are always taking leave.”

 

“…Mais nous…réduits à n’être jamais que spectateurs,

partout, de tout, sauf de ce qui est au-delà.

Submergés.

Nous essayons d’organiser; tout tombe en ruine.

Nous réorganisons; et c’est nous qui tombons, détruits.

 

Qui nous a donc ainsi placés à contresens,

si bien que tous nos gestes semblent d’un qui s’en va?

D’un qui, sur l’ultime colline

d’où il peut embrasser du regard sa vallée,

se retourne, s’arrête, s’attarde longuement:

ainsi vivons nous, sans cesse à l’adieu.”

 

Rainer Maria Rilke, Elégies de Duino, Neuvième Elégie, traduction par Maximine